Projet de fin d'étude : Un bilan des travaux de recherche antérieurs sur le taxon Thymus riatarum Humbert & Maire
Etudiant : BAKRI MADIHA
Filière : LF SVI - Option Biotechnologies Microbiennes
Encadrant : Pr. KHABBACH ABDELMAJID
Annèe : 2026
Résumé : Thymus riatarum Humbert & Maire est une plante aromatique et médicinale endémique du Maroc appartenant à la famille des Lamiacées. Cette espèce est reconnue pour sa richesse en huiles essentielles et en composés bioactifs présentant plusieurs activités biologiques et pharmacologiques. Cette recherche documentaire a été réalisée à partir des bases de données scientifiques : Google Scholar, Research Gate et Science Direct. Au total, 42 articles scientifiques publiés dans des revues nationales et internationales ont été sélectionnés et analysés. Les études consultées ont permis d’examiner plusieurs aspects liés à ce taxon, notamment la taxonomie, la phytochimie, la microbiologie, la pharmacologie, l’ethnopharmacologie et la valorisation industrielle. La phytochimie représente le domaine le plus documenté avec 14 articles, soit 33,33 % de l’ensemble des publications, témoignant de l’intérêt scientifique particulier pour la composition chimique de cette espèce. La microbiologie occupe la deuxième place avec 9 articles (21,43 %), suivie de l’écologie avec 7 articles (16,67 %) et de la pharmacologie avec 6 articles (14,29 %). La taxonomie quant à elle, compte 3 articles (7,14 %). Enfin, l’ethnopharmacologie et la valorisation demeurent les domaines les moins représentés, avec seulement 1 article chacun (2,38 %), ce qui souligne le manque de travaux scientifiques dans ces champs d’étude et met en évidence la nécessité d’approfondir les recherches dans ces domaines. Les résultats montrent que T. riatarum contient plusieurs composés bioactifs majeurs, principalement le thymol, le carvacrol , le bornéol , et le p Clymène . Les études analysées ont révélé que cette plante possède une forte activité antioxydante (IC50 = 5,75±0,06 mg/ml) et des effets antibactériens significatifs contre diverses souches pathogènes, avec des CMI allant de 3,57 à 7,5 ml/L. Certaines recherches ont également mis en évidence un effet synergique entre l’huile essentielle de cette espèce et certains antibiotiques contre des bactéries résistantes. Cette synthèse met en évidence les grandes potentialités médicinales de ce taxon, mais, par contre soulève des lacunes au niveau des travaux qui peuvent intégrer son éventuel potentiel dans les autres secteurs économiques (cosmétique, ornemental, …). La valorisation de cette ressource n’est pas poussée et orienté vers un usage durable via la création d’une chaîne de valeur prometteuse