Projet de fin d'étude : Les gisements de schistes bitumineux de Timahdit et de Tarfaya : Essai de comparaison

Etudiant : EL- OUARDI NADIA

Filière : LF STU - Option Ressources Minérales

Encadrant : Pr. ADIL SAMIRA

Annèe : 2026

Résumé : Les schistes bitumineux (Oil shales) représentent une ressource énergétique fossile alternative importante dont les réserves sont estimées à plusieurs milliers de milliards de barils. Classé 6ème mondialement, le Maroc occupe une place stratégique avec des réserves d’environ 53 milliards de barils de pétrole. Les principaux gisements sont ceux de Timahdit, Tarfaya et Tanger. Au Crétacé, en relation avec la crise anoxique mondiale (OAE1 et OAE2) liée à l’ouverture de l’atlantique centrale, des quantités importantes de matière organique se sont accumulées et préservés donnant lieu aux dépôts de type « Black shales » riche en Kérogène. Ces faciès, riches en carbone organique, constituent des roches mères potentielles d’hydrocarbures. La série bitumineuse de Timahdit affleurant dans le synclinal d’El Koubbat (Moyen-Atlas) est d’âge Maastrichtienne. Épaisse d’environ 150m, la série est formée d’une suite d’alternance de marnes et de marnes calcaires intercalés parfois de niveaux phosphatés (3 unités lithologiques). Les teneurs en carbone organique sont très élevés pouvant atteindre 22% (rendement en huile est d’environ 61,5 litres/tonne). La matière organique immature est d’origine marine planctonique (Type II). La série bitumineuse de Tarfaya (Sud Marocain) d’âge Cénomanien supérieur est formée de 5 unités lithologiques ayant des teneurs variables en carbones organiques (Le rendement en huile est de 57l/t). La série épaisse d’environ 50m est formée d’une suite d’alternance de marnes et de calcaires crayeux blancs. La teneur en COT varie entre 5 et 18%. La matière organique est de même origine que celle de Timahdit ; elle est de Type II. Toutefois, la série bitumineuse montre un épaississement considérable vers l’ouest (on offshore) où elle peut atteindre des kilomètres de profondeur sous le niveau de la mer. D’où la possibilité de génération des hydrocarbures