Projet de fin d'étude : Lutte biologique contre la pourriture racinaire du fraisier (Fragaria × ananassa) causée par Pythium irregulare avec un consortium microbien constitué de Trichoderma virens et Bacillus spp. : étude de compatibilité, tolerance aux facteurs abiotiques, et confrontation in-vitro et in-vivo.

Etudiant : BOUKHAFFA FATIMA-ZAHRA

Filière : Master Biotechnologie, Ecologie et Valorisation des Phytoressources (BEVP)

Encadrant : Pr. BAHHOU JAMILA

Annèe : 2026

Résumé : La pourriture racinaire causée par le champignon Pythium irregulare constitue une menace majeure pour la culture du fraisier (Fragaria × ananassa) au Maroc. Face aux limites des fongicides chimiques, la lutte biologique par consortium microbien représente une alternative durable. Ce travail vise à évaluer un consortium de microorganismes antagonistes rhizosphériques natifs : Trichoderma virens Tri2 et trois souches de Bacillus (EH36, FR18, V4) contre Pythium irregulare. La compatibilité in vitro entre les isolats a d'abord été évaluée, puis l'activité antagoniste du consortium a été testée par confrontation indirecte via des filtrats acellulaires. Les résultats obtenus montrent que la compatibilité in vitro entre les isolats a été confirmée et que les filtrats acellulaires du consortium complet (Tri2 + EH36 + FR18 + V4) ont atteint un taux d'inhibition de la croissance mycélienne de Pythium irregulare de 63 %, contre 27 à 47 % pour les isolats individuels. La compatibilité in vitro entre les isolats a été confirmée , et les filtrats acellulaires du consortium complet (Tri2 + EH36 + FR18 + V4) ont atteint un taux d'inhibition de la croissance mycélienne de 63%, contre 27 à 47% pour les isolats individuels. Les microorganismes ont également montré une bonne tolérance aux stress abiotiques. Le test in vivo sous serre a confirmé l'efficacité du consortium, réduisant la sévérité de la maladie à 21%, proche du témoin sain (12%), contre 75% pour le témoin non traité. Ces résultats soulignent l'importance de la complémentarité fonctionnelle entre microorganismes et ouvrent des perspectives prometteuses pour le développement de biofongicides à base de consortiums natifs.