Projet de fin d'étude : Lutte biologique contre les principales maladies post-récolte des agrumes : évaluation in vitro et in vivo de moisissures isolées et d'actinomycètes, et effet des meilleurs candidats sur les paramètres qualitatifs des fruits
Etudiant : CHIBOUB CHAIMAE
Filière : Master Biotechnologie, Ecologie et Valorisation des Phytoressources (BEVP)
Encadrant : Pr. BAHHOU JAMILA
Annèe : 2026
Résumé : La pourriture verte, la pourriture bleue et la pourriture amère constituent les principales maladies post-récolte des agrumes, causées respectivement par P. digitatum, P. italicum et G. citri-aurantii, entraînant des pertes significatives de fruits. Traditionnellement, la lutte contre ces maladies repose sur l'utilisation de fongicides chimiques. Toutefois, face à leurs impacts négatifs sur l'environnement et la santé humaine, la demande de méthodes alternatives, notamment la lutte biologique, est en constante augmentation. Dans ce contexte notre étude s’est focalisée sur l’évaluation de l’efficacité de certains isolats de moisissures antagonistes, provenant de la phyllosphère et/ou de la rhizosphère des agrumes, ainsi que l’effet de certains actinomycètes contre la pourriture verte, bleue et amère. L’activité antagoniste d’une collection de 10 isolats de moisissures, basée sur leur effet inhibiteur in vitro vis-à-vis de P. digitatum, P. italicum et G. citri-aurantii, a permis la sélection de 2 isolats qui ont un taux d’inhibition égal ou dépasse 50%, dont un seul isolat qui a permet de réduire le taux de sévérité des champignons P. italicum et G. citri-aurantii in vivo à moins de 50 % tout en préservant les paramètres de qualité des oranges. Cependant, l'étude des mécanismes d'action a montré que cet isolat sélectionné exerce son activité antagoniste par la production de composés organiques volatils, efficaces contre P. italicum, mais sans effet sur G. citri-aurantii. Il s'est également distingué par la production de plusieurs enzymes hydrolytiques, notamment la lipase, la cellulase et 1,4-endo-β-glucanase, susceptibles de contribuer à son potentiel de biocontrôle. En parallèle, sept souches d'actinomycètes ont été étudiées in vitro et ont montré une excellente activité d'inhibition contre les trois agents pathogènes, permettant ainsi de sélectionner des candidats prometteurs pour une future association avec l'isolat de moisissure le plus efficace, dans le but d'optimiser le biocontrôle des maladies post-récolte des agrumes.