Projet de fin d'étude : Species distribution and population genetics of the ant genus Messor in Morocco

Etudiant : CHIKH NOUHA

Filière : Master Biotechnologie, Ecologie et Valorisation des Phytoressources (BEVP)

Encadrant : Pr. MABROUKI YOUNESS

Annèe : 2026

Résumé : Cette étude a été réalisée afin d’explorer la diversité du genre Messor dans différentes régions du Maroc et de fournir une première analyse de la variation génétique entre les groupes échantillonnés. Au total, 56 spécimens de Formicidae provenant de 49 colonies ont été collectés dans une vaste zone géographique s’étendant du nord du Maroc jusqu’à la frontière sud avec la Mauritanie. Sur le plan méthodologique, cette étude combine une identification morphologique préliminaire avec des approches moléculaires, notamment le code-barres génétique basé sur le gène mitochondrial de la cytochrome c oxydase sous-unité I (COI) et l’analyse de microsatellites, dans le but d’affiner l’identification des espèces et d’évaluer la variation génétique. Après comparaison de nos séquences COI avec les séquences de référence disponibles dans la base de données NCBI, l’arbre phylogénétique a mis en évidence une importante diversité parmi les échantillons. Outre le genre Messor, trois autres clades majeurs correspondant aux genres Pheidole, Cataglyphis et Camponotus ont été identifiés. Le genre Messor était représenté par des échantillons attribués à Messor barbarus, au complexe Messor aegyptiacus et à Messor foreli. En complément du barcoding mitochondrial, des marqueurs nucléaires de type microsatellite ont été utilisés afin d’évaluer la variation génétique à différents loci parmi les trois groupes de Messor. Les analyses des microsatellites ont révélé des différences notables de diversité génétique, avec des variations du nombre d’allèles et de l’hétérozygotie entre les groupes. Les valeurs moyennes de l’hétérozygotie observée, de l’hétérozygotie attendue ainsi que du coefficient de consanguinité différaient également entre les trois groupes. Les loci de M. barbarus présentaient la diversité génétique la plus élevée, suivis par ceux du complexe M. aegyptiacus, puis par M. foreli. Enfin, cette étude a utilisé deux sous-groupes définis à partir des séquences COI au sein du complexe M. aegyptiacus afin d’explorer la variation génétique nucléaire aux mêmes loci microsatellites. Bien que cette comparaison ait mis en évidence certaines différences entre les deux groupes, celles-ci n’étaient pas statistiquement significatives et doivent être considérées comme exploratoires. Néanmoins, cette étude constitue un premier cadre méthodologique qui pourra servir de base à des travaux futurs reposant sur un échantillonnage plus important, une validation morphologique plus approfondie et l’utilisation de marqueurs moléculaires supplémentaires. Mots-clés : Messor, Formicidae, code-barres ADN (COI), phylogénie, microsatellites, diversité génétique, hétérozygotie, Maroc.